Yarô Abe – 

 

J’ai un faible pour le travail de Yarô Abe ! Complètement accro à « La cantine de minuit », quand on m’a soufflé que sa première œuvre portait sur la pratique du curage d’oreille au Japon j’étais curieuse et amusée à l’idée de découvrir ce manga. 

Le mimikaki, une pratique étonnamment jouissive

Au Japon, le « mimikaki » désigne un cure-oreilles en bois ou en métal, aux extrémités recourbées. C’est un outil qui, utilisé par quelqu’un d’autre, provoque beaucoup de plaisir aux Japonais, et on ne parle pas forcément d’un plaisir innocent. À tel point qu’il existe des établissements spécialisés, où le client peut s’offrir une séance de curage d’oreilles, la tête posée sur les genoux d’une femme. À travers neuf histoires courtes, l’auteur place les clients entre les mains expertes de la mystérieuse Shizue et nous fait rentrer dans les coulisses de cette étrange pratique. 

Oserez-vous tenter l’expérience ?
Oserez-vous tenter l’expérience ?

De l’amusement à la curiosité

C’était une lecture étonnante. Les histoires ont déjà cette « pâte » propre à Yarô Abe. Les récits sont teintés d’humour, de tristesse, de tendresse. J’étais vraiment dubitative quant au fait de ressentir autant de plaisir dans le fait simple de se curer les oreilles. Cependant, plus le manga avance, plus la curiosité monte. Le trait de Yarô Abe est encore un peu hésitant, il est visible que c’est sa première œuvre. Une lecture qui m’a étonnée plus d’une fois, et que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ! 

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