Jordi Lafebre

 

Il y a des ouvrages qui nous sortent de l’esprit dès lors que l’on a tourné les dernières pages. Eh bien, Malgré tout ne fait pas partie de ce type de lecture ! 

C’est déjà sa couverture qui m’a attirée. Mais plus encore, c’est la remarque de la libraire qui passait par là. Elle m’a dit : « Depuis que j’ai lu cette BD, je pense, je mange, je vis Malgré tout ! » Une remarque éloquente qui m’a poussée à franchir le pas.

De la fin au début

Ici, pas de suspense quant à la fin : c’est par cela qu’on commence. Proches de la retraite, Zeno et Ana se donnent rendez-vous. On comprend vite qu’il y a entre eux un passif, un passif aussi long qu’une vie. C’est d’ailleurs là que l’histoire commence, à reculons. Lui, il est l’éternel thésard, incapable de rester en place quelque part, toujours à voguer par monts et par vaux. Elle, c’est la maire engagée dans sa communauté, qui dédie sa vie à son travail, qui ne saurait être ailleurs que dans sa ville. Peu à peu, l’histoire remonte leurs vies. 

Vous ne vous lasserez pas de cette romance !
Vous ne vous lasserez pas de cette romance !

Jordi Lafebre signe une œuvre originale

Dire que j’ai adoré est un euphémisme. Pour commencer, les personnages sont très attachants. Chacun a leurs manières, avec leurs parts d’ombres et de lumières, on touché une corde sensible chez moi. Leur relation d’amour est atypique et pourtant merveilleusement romantique ! Le schéma narratif est lui aussi remarquable. J’étais avide de découvrir non pas la fin, mais le début de l’histoire. Un voyage étrange auquel j’ai vite pris goût, relevé par un dessin tour à tous sensuel, humoristique, toujours poétique ! Pour moi, cette BD se classe un cran au-dessus. Je recommande aux romantiques, comme aux amateurs de bons scénarios.

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