Mettons tout de suite les choses à plat : la série est très édulcorée et n’a pas grand-chose à voir avec les comics. Je ne vais pas me lancer un comparatif, cela nécessiterait un article à part entière 😉. Je parlerais donc dans cette chronique uniquement des comics écrits par Joe Hill (scénario) et Gabriel Rodriguez (dessins). Et croyez-moi, il y a déjà beaucoup à en dire !

Un petit quelque chose de Lovecraft dans Locke & Key

Lovecraft, Massachusetts

Le Manoir Keyhouse est resté longtemps inhabité. Le silence recouvre la sombre bâtisse, les ombres se sont repliées et la plus terrible d’entre elles rôde dans le puits, bien décidée à en sortir… Possible, si tant est qu’elle ait la bonne clef. Et justement, les clefs, c’est un peu la spécialité de la Keyhouse. Mais si toutes ont des capacités extraordinaires, certaines d’entre elles ouvrent des portes qu’il vaudrait mieux laisser fermer.
Les Locke reviennent au manoir familial pour panser leurs plaies après l’assassinat sauvage et inexplicable de leur père par un de ses étudiants. Doucement, les clefs s’éveillent, les ombres s’agitent et les portes ont soif d’être enfin ouvertes…

Toutes les portes ne sont pas bonnes à ouvrir...
Toutes les portes ne sont pas bonnes à ouvrir...

Les Locke vous invitent dans la Keyhouse

Enfin bienvenue… Il faut le dire vite, bien que j’ai été complètement happée par l’histoire dès les premières pages ! Graphiquement, le niveau de détails dans les dessins est impressionnant ! Les couleurs, les ombres, les contrastes ajoutent un côté saisissant à l’ambiance lovecraftienne qui est déjà très bien représentée. Habituellement, je ne suis pas une adepte du dessin comics, mais je suis tombée amoureuse du style de Gabriel Rodriguez. Et l’intrigue de Joe Hill fait de Locke & Key un excellent comics.

Locke & Key cle Keyhouse
Vous en reprendrez bien encore !

L’histoire autour de la Keyhouse et des clefs, déjà assez riche, est complétée par des personnages grandis d’une véritable personnalité, qui étoffent tout l’univers. Le jeu psychologique mené par chacun des protagonistes ajoute une dimension torturée dans les rapports qu’ils entretiennent entre eux. Ai-je déjà dit que tout collait à l’ambiance lovecraftienne de cette série 😁? L’intrigue est jalonnée de rebondissements qui m’ont crispés et fait retenir mon souffle plus d’une fois. Certes, je suis facilement angoissable, mais le scénario n’en reste pas moins extrêmement bien monté, traitant de sujets qui débordent du fantastique et qui viennent s’ancrer davantage dans les problèmes sociaux qui découlent du drame qu’est la perte d’un proche.

Je recommande, je recommande, je recommande, mais attention : c’est très violent, et rien ne nous est épargné…

Le détail qui fait mouche : Joe Hill, le scénariste de cette pépite n’est autre que le fils de… Stephen King ! Le talent pour l’horreur, une affaire de famille ?

 

Si vous avez aimé Locke & Key, je vous invite à découvrir Harleen, un comics… follement addictif !

Laisser un commentaire