Liavek est ce qu’on appelle « un univers partagé » de fantasy. Imaginé par Emma Bull et Will Shetterly, s’y sont succédé entre 1985 et 1990, un certain nombre d’auteurs différents. Leurs collaborations diverses en ont fait un ensemble cohérent, tant sur le plan géopolitique que social.

L’univers idéal pour des récits d’anthologies

1 : Liavek

Megan LindholmSteven Brust

Ce récit se déroule dans la majestueuse cité portuaire du même nom. 

Chaque année, le jour de leur anniversaire, les habitants reçoivent une dose de chance. Rares sont ceux qui peuvent en faire usage, car il faut pour cela maîtriser la magie. Et cela est encore plus difficile quand on ignore même sa date d’anniversaire. C’est le cas de Kaloo, jeune orpheline qui sent qu’elle pourrait faire usage de sa chance, si seulement elle arrivait à découvrir le jour de sa naissance. Commence alors pour elle une quête nécessaire mais dangereuse, qui va la mener sur des chemins bien glissants. Et quand sa route croise celle du comte Dashif, âme damnée du tyran qui règne sur la ville, ça dérape carrément. 

Arpentez cette fabuleuse cité portuaire avec Megan Lindholm et Alan Moore
Arpentez cette fabuleuse cité portuaire avec Megan Lindholm et Alan Moore

2 : L’Hypothèse du lézard

Alan MooreCindy Canévet

 

L’hypothèse du lézard, est quant à lui un huis-clos. 

Som-Som est vendue par sa mère lorsqu’elle est enfant à la Maison sans Horloges. Destinée à être l’amante des magiciens, elle sera aussi la gardienne de tous leurs secrets. Afin qu’elle ne puisse jamais rien révéler de ce qu’elle verra et entendra, on lui retire l’usage de la parole. C’est ainsi qu’elle va assister, seule et impuissante, à l’histoire d’amour toxique et incandescente entre deux des locataires de la Maison sans Horloges.

Deux romans superbement écrits

Commençons par Liavek : ce fut un vrai plaisir que de redécouvrir Megan Lindholm (alias Robin Hobb, eh oui !) sous sa plume de nouvelliste. Je n’ai pas du tout senti que Liavek ait été écrit à plusieurs mains, c’était fluide, très agréable à lire, tortueux tout comme j’aime ! Porté par une héroïne déterminée, indépendante et juste ce qu’il faut d’agaçante, j’en aurais bien lu plus ! 

L’Hypothèse du lézard, ce fut une claque, un truc magistral (j’exagère à peine !). Outre le fait que l’ouvrage soit magnifiquement illustré, il est surtout follement bien écrit. C’était une merveille de lecture, tant Alan Moore et Cindy Canévet s’accordaient pour donner corps à cette histoire. Une histoire aux allures de rêverie qui se transforme peu à peu en cauchemar. Il y avait quelque chose d’oppressant au fait que Som-Som soit le seul témoin de toute cette histoire et qu’elle ne puisse que regarder avec impuissance le drame s’opérer sous ses yeux. Et pourtant, là encore j’aurais bien continué le voyage ! 

Une plume et des illustrations sublimes !
Une plume et des illustrations sublimes !

L’univers de Liavek est à présent cloturé. Un jour peut-être, une nouvelle histoire… croisons les doigts ! Les deux romans peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, mais la lecture de Liavek m’a permis de mieux comprendre L’hypothèse du lézard

Si ma chronique vous a plu, n’hésitez pas, rendez vous à Liavek ! 



Laisser un commentaire