Pendant le premier confinement, je cherchais de nouvelles lecture dans le genre steampunk, et je suis tombée au fil de mes clics sur Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel. J’ai attendu plus de deux mois pour commander ce livre, donc autant vous dire que j’étais impatiente de le lire. Mais cette impatience était-elle justifiée ?

Pierre Pevel décrit un Paris merveilleux

Je me suis donc plongée dans le Paris de la Belle Époque. Un Paris parsemé de belles touches de magie, où le métro peut mener à un autre monde, merveilleux, rempli de fées, de dragons, de gnomes et de licornes. La tour Eiffel est en bois blanc magique, luit sous la lumière de la lune et vous pouvez croiser des chats ailés savants qui tapent la discute.
Dans ce décor savamment planté, nous rencontrons Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage de son état. Celui-ci enquête à propos d’un trafic d’objets enchantés, et va bientôt déterrer un lièvre beaucoup, beaucoup plus gros. Pour mener cette affaire à terme, il n’aura d’autre choix que de s’associer à la baronne Isabel de Saint-Gil, une femme de caractère à l’honnêteté douteuse…

Le Paris décrit dans les livres est véritablement merveilleux, c’est le Paris haussmannien et pré-industriel de la Belle Époque. Les messieurs sont distingués, tirés à quatre épingles (avec des guêtres svp !), les cercles de gentlemen pullulent. Les dames portent des toilettes élégantes, les rubans qu’elles mettent sur leurs chapeaux volent au vent et elles sont charmantes. On n’échappe pas à son époque…

Voilà, pour la trame du premier tome de cette trilogie. Je me suis arrêtée pour ma part à la fin du second tome et je n’irais pas plus loin.

La Belle Époque
La Belle Époque

Mais une lecture ennuyeuse

Il y a tout de même eu un moment où le Merveilleux s’est mué en Ennuyeux pour moi et j’en suis vraiment désolée. L’intrigue aurait pu me prendre, mais la magie n’a pas opéré. Tout d’abord, j’ai été frustrée par le manque de profondeur de l’univers. Avec le décor posé, il y avait matière à aller bien plus loin. J’ai trouvé que je restais sur une couche superficielle, assez attrayante pour me donner envie d’en savoir plus, mais qui reste pourtant en l’état : superficielle. Alors que j’aurais souhaité en découvrir davantage sur l’univers, j’ai eu l’impression d’avoir été abandonnée sur un quai de gare !

Ensuite, les personnages principaux ont été mon plus gros frein. Bien que sympathiques, je les ai surtout trouvés très caricaturaux. Leurs chicanes constantes tiennent d’enfantillages qui m’ont plutôt agacé. Monsieur est orgueilleux et Madame est une peste, jalouse mais charmante, alors ça va. Au fil de ma lecture, j’ai eu l’impression que c’est l’histoire qui est mise à leur service et non pas l’inverse, ce qui m’a franchement dérangé.

Pour finir, je dirais tout de même que si vous aimez le merveilleux, la fantasy et que vous êtes attiré par le Beau Paris, alors essayez. Peut-être que l’enchantement opérera. L’histoire reste suffisamment intrigante, et le merveilleux appel à l’imagination.

Pour moi, c’est une lecture qui vaut le coup si vous recherchez la détente. Mais si vous aimez les sagas avec un univers plus immersif et si vous aspirez à des dialogues plus sérieux, alors je vous suggère la lecture de Haut-Royaume, du même auteur, que je trouve bien meilleur !

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