Cela faisait des années que j’en entendais parler, et des années que je répondais à tous ceux qui me disaient que je devais AB-SO-LU-MENT lire Robin Hobb que « je prendrais le temps de m’y mettre quand j’en aurais marre d’avoir une vie sociale ».

Comme le covid s’est chargé d’anéantir une bonne partie de cette vie sociale, je me suis retrouvée sans excuse, et (enfin !) je me suis plongée dans son univers fantasy. Et quel univers !

Robin Hobb, reine de la fantasy

Mais plantons tout d’abord le décor : Fitz est un jeune bâtard, mais pas n’importe lequel. C’est un bâtard de sang royal. Abandonné aux portes du château par sa mère, c’est Buric, le maître d’écurie, l’homme-lige du père de Fitz, qui en hérite la garde. Il élève gauchement l’enfant, sous l’œil indifférent du roi Subtil. Jusqu’au jour où celui-ci décide d’en faire un assassin au service du royaume. Alors que le jeune garçon commence sa formation, les Pirates Rouge venus des lointaines îles outriliennes se rapprochent des côtes du royaume des Six-Duchés. Leurs mots d’ordre : terreur et chaos. Voilà pour le décor. Certes succinctement posé, mais tellement riche qu’il serait compliqué d’en dire plus sans vous spoiler donc…chuuut 🤐!!

Robin Hobb assassin royal couverture
Le début d'une grande saga

J’ai trouvé l’univers de l’Assassin royal extrêmement tangible et cohérent. Les codes de ce vaste monde, amenés très naturellement, garantissent une immersion presque immédiate. Je me suis retrouvée happée au-dedans après quelques lignes seulement. Tout coule de source dès que c’est écrit par Robin Hobb, c’est comme si ça avait toujours été là sans que je m’en sois rendu compte ! Les terribles et impitoyables Pirates Rouge sèment l’incompréhension dans l’esprit du lecteur. Tout comme certains actes du héros et de ses proches. Robin Hobb ne fait pas dans le manichéen. Je me suis surprise à aimer des personnages et à les détester dans le chapitre suivant. Leur psyché est aussi dense que l’est son univers et cela donne beaucoup de corps à l’histoire.

Fitz, un héros parfois fatigant

C’était génial ! mais… J’aurais franchement adoré et me serais ruée sur la suite s’il n’y avait pas eu un bémol de taille pour moi : le héros. S’il m’arrive souvent de préférer les personnages secondaires dans une histoire, il est très rare qu’un héros me soit antipathique. Cependant, ce fut le cas de Fitz. Constamment déprimé, pratiquant l’auto-flagellation dès que permis, indécis au possible, il m’a littéralement fatiguée ! Le fait que le récit soit à la première personne y ajoute pour beaucoup, car j’ai assisté à tous ses états d’âmes.

C’est évidemment un point de vue très personnel. Mais si je dois suivre les aventures d’un héros torturé, je préfère entrer dans le crâne d’un mec qui ressemble plutôt à Lorn Askarian !
Du reste, l’histoire et tous ses enjeux, l’univers et les personnages, sont autant d’excellentes raisons de commencer cette saga. Je me replongerais dans la suite des aventures de Fitz, mais plus tard ! Si vous êtes incertain quant à débuter une série (qui plus est aussi longue), sachez que Robin Hoob écrit des nouvelles sous son véritable nom : Megan Lindholm. Celles-ci sont bien sûr beaucoup plus courtes et vous pourrez y découvrir un avant-goût de toute l’étendue de son talent !

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