Scénario : Diaz Canales – Valero – 

Dessin : Lapone

 

Le rouge. J’adore le rouge ! Parfois, il n’en faut pas plus pour commencer.

Bienvenue entre les pages du Gentlemind

New-York 1940.
Navit, jeune femme aux multiples charmes, mais sans le sou, entend bien conquérir la scène new-yorkaise. Son amant, Arch Parker, est un artiste talentueux et rêveur, mais qui peine à se vendre. Il se présente un jour devant les portes du Gentlemind, afin d’y vendre ses illustrations. Le magazine de charme n’intéresse personne et ne continue d’exister que par la volonté de son directeur, un milliardaire attaché aux belles femmes. Celui-ci n’accepte de l’engager qu’à la condition de rencontrer la magnifique modèle du dessinateur.
Quelques années plus tard, Navit hérite du Gentlemind. Son objectif : rendre ce magazine plus moderne et le faire remonter sur le devant de la presse. Mais son rêve américain féminin se heurte au machisme ambiant. Qu’à cela ne tienne : la jeune femme se rue au combat et use de toute son intelligence et sa combativité pour se faire une place dans un monde résolument masculin. Au même moment, on apprend le retour d’Arch Parker, devenu célèbre pour ses dessins, alors qu’il était sur le front en Europe.

Une BD où se talonnent charme, audace et intelligence
Une BD où se talonnent charme, audace et intelligence

Où l’audace se heurte au machisme d’époque

C’est un monde rempli de paillettes que Diaz Canales (à qui on doit l’excellent Blacksad) et Teresa Valero nous livrent au premier abord et pourtant, il brille par son réalisme davantage que par son faste ! Le récit, très bien écrit, est tour à tour touchant, révoltant, triste, mais toujours fort. Les personnages sont tous attachants, malgré (ou peut-être à cause) de leurs côtés sombres. J’ai adoré la combativité de Navit et son audace, qui m’ont été contagieuses. 

Un excellent récit rehaussé par des couleurs pepsy et crues. Je ne savais pas si j’allais accrocher avec le trait, pointu et anguleux de Lapone, mais il va finalement parfaitement avec l’ambiance et l’époque à laquelle se déroule la BD. 

 

Une BD éditée chez Dargaud, maison éditoriale de qualité (on leur doit également le magnifique Malgré tout), qui est un franc coup de cœur et dont j’attends les suites avec impatience ! 

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