Scénario : Vero Cazot 

Dessins : Julie Rocheleau

 

Il y a quelque temps, j’entendis parler de Betty Boob comme d’une BD magnifique, à lire absolument. On m’en fit un résumé tellement fort qu’il me resta en mémoire, et dès que j’en eu l’occasion, je m’arrangeais pour l’avoir entre les mains. Mais la lecture était-elle à la hauteur de l’avis reçu ? On pose d’abord le décor.   

Betty Boob, où comment faire de la perte un gain

Betty se réveille dans une chambre d’hôpital. Elle vient de perdre son sein gauche, ses cheveux, mais heureusement, pas sa bonne humeur. Fraîchement sortie de son cancer, elle doit pourtant se confronter à une maladie d’une nouvelle sorte : le regard des autres. 

Tout en apprenant à vivre avec un sein en moins, elle perd coup sur coup, son travail, son homme et… sa perruque. Les curseurs semblent tous indiquer qu’elle est au fond du trou. Et pourtant, il se pourrait que ce soit en fait les meilleures choses qui pouvaient lui arriver…

Betty à perdu un sein, mais pas son courage !
Betty à perdu un sein, mais pas son courage !

Combo gagnant pour Véro Cazot et Julie Rocheleau

Par tous les seins 🤭, par quoi commencer ? C’était une folle lecture, bouleversante et merveilleuse, qui m’a fait mal autant qu’elle m’a fait du bien. En tant que femme, je me sens particulièrement proche du décor posé par la BD : le cancer du sein. Heureusement, l’histoire est bien plus que son idée de départ et il fallait bien ça pour la rendre plus légère ! C’est d’ailleurs un sacré tour de force de la part de Véro Cazot, que d’avoir écrit un personnage aussi flamboyant malgré un commencement aussi difficile. 

J’ai été très touchée par Betty, par son courage, par sa résilience, par sa volonté de surpasser son traumatisme. Et par le fait qu’elle reste résolument femme. Bien sûr, que toutes les femmes restent des femmes quoi qu’on leur enlève. Mais il y a une force féminine qui émane de Betty qui m’a tout simplement impressionnée. 

Impressionnée également par la puissance des dessins de Julie Rocheleau. Cette BD, éditée chez Casterman, à la particularité de n’avoir que très peu de texte. Faire passer autant d’émotions dans les dessins, avec si peu de dialogues, ce n’est pas donné à tout le monde. 

Mesdames, je vous tire donc mon chapeau bien bas, et vous remercie pour cette BD, magnifique et pleine de panache !     

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La publication a un commentaire

  1. yogoruto

    Une belle chronique, qui donne résolument envi de lire cette Bd !

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